Un collectif d'une cinquantaine d'Organisations Non Gouvernementales et associations, travaillant notamment dans les domaines de solidarité internationale, de coopération et des droits de l'homme, constitue désormais un projet de Sommet alternatif intitulé: "Reprenons l'Initiative".
Les ONG ont pour vocation d'assister les organisations paysannes et celles dites "de base" dans les pays du Sud, à construire et réaliser des projets de développement. Ceux-ci peuvent concerner tant une réalisation locale qu'un projet plus large tel que le montage d'une filière de production pour l'export. Nos interventions prennent la forme d'appuis logistiques, de soutiens financiers et d'actions de formation et d'assistance. Nos relations nous permettent un échange d'analyses et d'approches sur les questions micro et macro-économiques concernant la place des pays du Sud dans l'économie mondiale, l'impact des décisions politique et commerciales des pays riches sur les pays pauvres, ainsi que la prise en compte des priorités telles quelles sont réclamées par les pays du Sud. A ce titre il est impératif que les ONG du Nord et du Sud s'intéressent de très près aux décisions politiques prises par les pays industrialisés dans le cadre du Sommet du G7.
Sur le fond, il s'agit d'interpeller les États participants au G7 autour de plusieurs thématiques d'actualité: Dette et lutte contre la pauvreté, Sécurité alimentaire, Coopération avec l'Afrique, Prévention des conflits, Tribunal Pénal International, . . . Bref nous souhaitons manifester nos interrogations, mais aussi montrer aux gouvernants notre capacité à formuler nos propres propositions sur des sujets que nous connaissons bien.
Sur la forme, quatre journées seront l'occasion de nombreux débats, sommets avec des personnalités étrangères et autres ateliers, ponctuées de moments de fête et de musique dans un lieu bien connu des lyonnais qui s'appelle l'Élysée (un ancien cinéma).
Nous refusons la perspective d'une humanité qui se détruit, aussi nous faut-il maintenant faire face à trois déséquilibres majeurs:
L'accélération de la mondialisation pose en termes nouveaux la question du développement, tant dans sa dimension sociale qu'économique. Les barrières et les cloisonnements économiques tombent les uns après les autres. En même temps, d'autres cloisonnements sociaux se dressent non seulement entre le Nord et le Sud mais au sein même le leurs sociétés.
Dans ce monde qui se globalise, se diversifie et se complexifie à la fois, l'interdépendance économique s'accroît sans arriver à créer un sentiment d'appartenance sociale commune. Dans la dynamique ambivalente de la mondialisation, l'un des enjeux essentiels est de prendre en compte la capacité des sociétés à répondre aux évolutions qui naissent en dehors d'elles, sans pour autant s'y soumettre. Alors que le développement semble prendre vigueur dans le mariage réussi des forces du marché et de l'État, quelles sont les marges de manoeuvre des différents acteurs?
Il y a donc besoin urgent à rendre intelligible la complexité accrue des rapports entre pays industrialisés, pays émergents, pays en grande précarité. Il convient de dégager des voies et des moyens pour articuler universalité et diversité, marché et coopération, dynamique mondiale et cultures locales.
La rassemblement des pays les plus industrialisés n'a pas compétence à vouloir organiser l'avenir de la planète. Il nous faut changer notre regard, excessivement pessimiste et rivé sur les apparences, qui nous cache les ressources de fécondité et de renouvellement à l'oeuvre un peu partout.
Nous redoutons une "démission collective" que autoriserait la mondialisation comme contrainte normative imposée par les autorités, ou par les pouvoirs non contrôles.
Nous rejetons un comportement de "consommateurs" qui nous amènerait à déléguer trop facilement la gestion de notre quotidien et de notre avenir à nos "encadrants" qu'ils soient les dirigeants des entreprises où nous travaillons, les responsables des associations où nous nous rassemblons, les élus et les administrateurs de nos collectivités territoriales ou de nos gouvernements, les leaders d'opinion dont on pense trop souvent qu'ils peuvent s'exprimer pour nous.
Nous adressons ce message:
Notre mobilisation, si elle saisit l'opportunité "médiatique" que constitue la venue du G7 à Lyon, n'est pas limitée à trois jours du mois de juin 96. Elle doit être comprise comme une étape d'un mouvement plus vaste, qui s'est concrétisé, depuis plusieurs années, par la conduite d'actions de solidarité internationale, par l'entretien de concertations entre différents acteurs du Nord et du Sud, par l'interpellation régulière des "preneurs de décision". Elle se poursuivra en fonction d'un double calendrier:
Il s'agit de 7 questions sur les enjeux des relations nouvelles entre Nord et Sud, entre riches et pauvres, en prenant compte le rééquilibrage des relations entre l'homme et la nature.
Nous attendons des efforts significatifs des gouvernements des pays les plus riches pour promouvoir un développement durable et équitable. Nous voulons aussi les interroger sur les principaux enjeux des relations qui doivent être redéfinies entre Nord et Sud.
Ce développement que nous souhaitons durable peut-il se construire sans respect de la personne humaine?
Faire passer un certain nombre de messages à la presse écrite et audiovisuelle, en particulier auprès de la presse internationale. Il s'agit de sensibiliser les relais d'opinion afin de donner à notre action un impact important qui rejaillira sur le grand public.
Mobiliser les Organisations de Solidarité Internationale et le grand public pour réfléchir ensemble aux enjeux des décisions du G7.
Ce lieu représente notre point-presse lors du contre-sommet du G7 à Lyon les 26, 27 et 28 juin prochains.
L'Élysée est une salle de spectacle dans le quartier de la Guillotière à Lyon (14, rue Basse Combalot 69007 Lyon) qui occupe l'emplacement d'un cinéma de quartier.
Il s'agit d'un cadre de cinéma qui met en scène des tournages, des prises de vues, des cocktails, des présentations, des conférences de presse, des expositions, des réunions, des rencontres, des débats. . . Il se veut un lieu de culture non spécialisé.
Les Studios de l'Élysée comportent trois salles:
Liste des activités qui se dérouleront à l'Élysée:
Il aura lieu le jeudi 27 à 20 heures a la salle de la Mutualité. Il est organisé par Agir Ici et Cédétim avec la participation active de Reprenons l'Initiative. Il mettra en avant les témoins de 7 régions du monde et surtout les mouvements d'opinion ou sociaux qu'ils représentent.
A partir de 15 Heures:
A partir de 19 Heures 30 jusqu'à 1 Heure du matin:
A notre demande, le site G7-Lyon.ong sur Internet nous est attribué par l'organisation gestionnaire de tous les domaines Internet internationaux. Nos mots clé seront donc inscrits dans les catalogues Internet (G7, Counter-Summit, Lyon, ONG/NGO . . . ) pour faire connaître de façon immédiate et mondiale, les initiatives des ONG par rapport au G7.
Les forums de discussion (ateliers de travail), créés et animés par les organisations, pourront ainsi récupérer des propositions venant du monde entier pour alimenter les travaux à Lyon.
Une page web facilitera le travail des journalistes, en particulier les cahiers multimédia de Libération ou du Monde, sans oublie Planète Internet, Internet Reporters. . . etc. . . .
Sommet des 7 grands témoins
Luis Ignacio da Silva, dit Lula, ancien candidat à la présidence brésilienne, ou
un leader de la CUT brésilienne
Vandana Shiva, leader écologiste indienne, ou
une leader ukrainienne, sur les conséquences de Tchernobyl.
un leader américain (USA), de la lutte contre le Sida.
Selima Ghezali, rédactrice en chef du journal La Nation (Algérie).
une Chinoise, engagée dans la défense des droits civiles en Chine.
l'Abbé Pierre
Le maire de Tuzla, Bosnie.
Wole Soyenka, Prix Nobel de Littérature, qui mène la résistance contre le régime nigérian.
Desmond Tutu, Archevêque anglican au Cap.
Rigoberta Menchu, Prix Nobel de la Paix.
M. N'kubito, ancien Ministre de la Justice du Rwanda, ancien Procureur de Kigali.
Table ronde sur l'Embargo
Janette Habel, journaliste au "Monde diplomatique".
Jacques Kourliandsky, chercheur à l'Institut de Relations Internationales, ou
Philippe Videlier, historien CNRS Lyon, or
Maurice Lemoine, rédacteur en chef de "La Chronique d'Amnesty".
Daniel Van Euwen et Yolande Pizetty, chercheurs spécialistes sur les caraïbes auprès de l'Institut d'Études Politique d'Aix, ou
Christian Girault, géographe CNRS Paris.
Sabah Naaoush, économiste Irakien.
Jacques Marchand?
Claude Julien, ou
Ignacio Ramonet, ou
Bernard Kouchner.
Antoine Spire, animateur.
Paul Bouchet
René Degni-Ségui
un témoin pour l'ex-Yougoslavie
Mazowieski
Udo Staff
M. Dizdarevic
Président du Comité d'Helsinki à Sarajevo
Le CLOSI et Coordination Sud parrainent Reprenons l'Initiative (voir copies des courriers ci-jointes).
Participent au financement:
Action Nord Sud, Agir Ici, Bioforce, CAP, CADR, CEDAL, CEIPAL, CFSI, COZI, Emmas International, France Amérique Latine, Handicap International, Horizon partagé-Ecole 3A, Médecins du Monde, Solagral, Survie, Terre des Hommes France, Vétérinaires Sans Frontières.
Soutiennent l'initiative et participent a l'organisation de la mobilisation:
Action Contre la Faim, Agir Ensemble, Aide et Action, Altaïr, Association Médicale Franco-Palestinienne, CCFD, CCO, CFSI, CICDA, CEDETIM, Citoyens du Monde, CIEDEL, CIEPAC, Campagnes Solidaires, Comité de Soutien Lyonnais à la Déclaration d'Avignon, DIA, Économie et Humanisme, Espace Latino-Américain, Fraternité Internationale, Les Fédéralistes Mondiaux, Frères des Hommes, GRET, Institut des Droits de l'Homme, IRAM, Juristes Sans Frontières, Ligue des Droits de l'Homme, MAN, Maison de l'Écologie, MAX HAVELAAR, New Economics Foundation (TOES), Observatoire International des Prisons, Peuples Solidaires, RONGEAD, SOS Racisme, SCD, SMARA, Triangle, World Council of Churches .